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Comparatifs

Aérotherme gaz ou électrique : lequel choisir pour votre local ?

Par la rédaction · mis à jour le 2 octobre 2026
Aérotherme gaz ou électrique : lequel choisir pour votre local ?

Photo Wikimedia Commons, voir les crédits.

Un aérotherme électrique coûte peu à l'acquisition et se pose sans conduit, mais chaque kWh se paie au prix de l'électricité. Un aérotherme gaz demande un budget de départ plus élevé et un raccordement au combustible, en échange d'un kWh moins cher et de modèles plus puissants. Ce comparatif s'appuie sur des prix catalogue relevés en octobre 2026 et sur les prix de l'énergie publiés par le service statistique du ministère de la Transition écologique, pour trancher selon la taille du local et ses heures de chauffe.

L’essentiel en 30 secondes
  • Matériel : un modèle électrique fixe de 9 kW coûte de l'ordre de 480 à 980 € HT, un modèle gaz de 20 à 80 kW de 2 070 à 5 080 € HT (catalogue public, octobre 2026).
  • Énergie : en 2025, le MWh d'électricité des entreprises coûte 148,8 € HT contre 65,7 € HT le MWh PCS de gaz naturel (SDES).
  • À chaleur égale, l'électricité revient environ deux fois plus cher que le gaz.
  • L'électrique convient aux petits locaux chauffés peu d'heures ; le gaz aux halls chauffés tout l'hiver.

Aérotherme électrique ou gaz : deux sources d'énergie

Les deux modèles soufflent de l'air chaud grâce à un ventilateur. Seule la source de chaleur change. Dans la version à résistances, l'électricité chauffe directement le flux : tout ce qui est absorbé est restitué dans le local, sans flamme ni rejet. Dans la version à combustion, un brûleur chauffe un échangeur, et les produits de combustion partent vers l'extérieur par une ventouse ou un conduit. Le détail figure dans notre page sur le fonctionnement d'un aérotherme.

Trois conséquences en découlent : le prix catalogue, le coût de chaque kWh et la capacité installable par appareil.

Prix catalogue : la version à résistances part de beaucoup plus bas

Prix publics HT relevés le 2 octobre 2026 sur le catalogue en ligne d'un distributeur en France, matériel seul, sans pose. Les fiches produits précisent la tension et l'indice de protection de chaque produit.

Modèle fixeRaccordementPrix HT relevé
Aérotherme électrique 3,3 kW230 V monophaséenviron 320 €
Modèle à résistances 9 kW400 V triphaséenviron 480 à 980 € selon la gamme
Modèle à résistances 22 kW400 V triphasé + neutreenviron 970 €
Aérotherme gaz suspendu 20 à 80 kW230 V pour la ventilation, plus le combustibleenviron 2 070 à 5 080 €

À capacité comparable, l'écart reste net. Il faut ensuite ajouter la pose. Pour la version à résistances, elle se limite à la fixation au mur ou sous charpente, au câble d'alimentation et au départ protégé au tableau. Pour la version à combustion, la canalisation, l'évacuation des produits de combustion et la mise en service alourdissent la facture : notre page prix d'un aérotherme gaz détaille ces postes.

Coût d'usage : le kWh électrique coûte environ deux fois plus

Le SDES publie chaque année le prix moyen payé par les entreprises en France. Pour 2025, il donne 148,8 €/MWh hors TVA pour l'électricité et 65,7 €/MWh PCS hors TVA pour le gaz naturel (publications de juillet 2026). Au premier semestre 2025, les plus petits consommateurs d'électricité, entre 0,02 et 0,5 GWh par an, payaient 221 €/MWh ; les sites consommant de 278 à 2 778 MWh de gaz payaient 86 €/MWh PCS.

Pour comparer le coût d'une même énergie livrée, il faut corriger le côté combustible. Un modèle à brûleur classique annonce environ 92 % de rendement sur PCI, et le rapport PCS/PCI du gaz naturel vaut 1,111 selon la Base Carbone de l'ADEME. Un aérotherme électrique restitue au contraire toute l'énergie absorbée.

Prix de l'énergie (SDES)Résistances, € par MWh restituéBrûleur, € par MWh restitué
Moyenne des entreprises, 2025environ 149environ 79
Plus petits consommateurs, 1er semestre 2025environ 221environ 104

Ces calculs excluent l'abonnement, la puissance souscrite et l'entretien. Ils donnent un ordre de grandeur : la calorie issue de l'électricité coûte environ deux fois plus. Plus le temps de marche est long, plus cet écart l'emporte sur l'économie faite à l'achat.

Puissance disponible et réseau électrique

Un aérotherme électrique tire toute son énergie du réseau du bâtiment. Au-delà de quelques kW, il passe en 400 V triphasé, avec une section de câble et une protection adaptées. Dix unités de 9 kW appellent 90 kW : il faut vérifier la capacité de l'installation électrique et souvent relever la puissance souscrite. Les gammes fixes consultées s'arrêtent à quelques dizaines de kW par unité, quand les modèles à combustion du même catalogue montent à 80 kW.

Un aérotherme gaz ne demande que l'alimentation du moteur de ventilation et de la commande, souvent en 230 V : la charge sur le tableau reste faible. Il lui faut en revanche une arrivée du réseau de distribution ou une citerne de propane, et une sortie pour les fumées. Pour dimensionner l'un ou l'autre, partez d'un calcul de puissance de chauffage du volume réel.

Sécurité, ventilation et entretien

Version à résistances

Pas de combustion, donc pas d'odeur, pas d'émission dans le local et pas de conduit. La sécurité repose sur la protection au tableau, un thermostat de surchauffe et un indice de protection adapté aux poussières. L'entretien se résume au nettoyage des grilles. Ce mode convient aux locaux peu ventilés et aux zones de stockage de produits sensibles à la flamme, comme le bois, sous réserve des règles de sécurité du site.

Version à combustion

Un modèle à combustion étanche prend son air comburant dehors : il ne consomme pas l'oxygène du local. Il demande un entretien annuel du brûleur et un contrôle des conduits, pour que les produits de combustion sortent sans fuite. Une odeur suspecte impose l'arrêt et l'intervention d'un technicien.

Gestion et régulation au quotidien

La gestion d'un parc d'aérothermes passe par la régulation : thermostat d'ambiance, programmation horaire, zones. La version à résistances réagit vite et se coupe sans inertie, ce qui facilite la gestion d'un local occupé par intermittence. Un modèle autonome à brûleur se pilote de la même façon, avec un coffret commun pour plusieurs unités. Dans les deux cas, chauffer un bâtiment mal isolé par grand froid fait grimper la facture : la gestion des horaires pèse autant que le choix de l'énergie. Les sites industriels gagnent souvent à confier ce réglage à un pro du chauffage.

Aérotherme gaz ou électrique : le verdict par situation

SituationChoix le plus courantPourquoi
Petit atelier, garage, local technique chauffé quelques heuresVersion à résistancesPrix bas, pose simple, aucun raccordement au combustible
Chantier, hors-gel ponctuel, besoin de mobilitéModèle portable sur prise triphaséeDéplacé au gré du travail
Hall, entrepôt, bâtiment industriel chauffé tout l'hiverCombustionkWh moins cher, forte capacité par unité
Site non desservi par le réseau de distribution, gros besoinPropane ou autre énergie à étudierL'électricité pèse lourd sur l'abonnement

Dans le tertiaire et les zones d'outillage, la version à résistances garde l'avantage tant que les heures restent limitées. Quand le chauffage tourne en continu dans un grand volume, où l'air chaud s'accumule sous la toiture, le brûleur l'emporte. Pour approfondir le choix d'un modèle à combustion sur un site industriel, ce dossier technique sur l'aérotherme gaz industriel, rédigé par une entreprise de chauffage de Pussay, détaille les gammes et la gestion du parc. Pour une autre approche, voyez le chauffage par rayonnement.

Questions fréquentes

Quel est le prix d'un aérotherme électrique ?

Sur un catalogue public consulté en octobre 2026, comptez environ 320 € HT en 3,3 kW monophasé, de 480 à 980 € HT en 9 kW triphasé et environ 970 € HT en 22 kW, matériel seul. Il faut ajouter le câble, le départ au tableau et la pose.

Un aérotherme électrique consomme-t-il beaucoup ?

Il restitue toute l'énergie absorbée : une unité de 9 kW consomme 9 kWh par heure à pleine charge. Le poste pèse surtout par le prix du kWh : 148,8 €/MWh hors TVA en moyenne pour les entreprises en 2025 selon le SDES, soit environ deux fois le coût d'une même énergie produite par un brûleur.

Faut-il du triphasé pour chauffer avec des résistances ?

Les petits modèles, autour de 3 kW, fonctionnent en 230 V monophasé. Au-delà, les catalogues proposent surtout du 400 V triphasé. Un électricien vérifie la section du câble, le tableau et la puissance souscrite avant de poser plusieurs unités.

Quand préférer un aérotherme gaz ?

Dès que le local est grand et chauffé de longues heures. L'acquisition et la pose coûtent plus cher, mais chaque MWh restitué revient environ deux fois moins cher avec les prix moyens 2025, et une seule unité peut atteindre 80 kW. La version à résistances reste pertinente pour un petit local chauffé peu de temps.

Sources consultées
  • Airchaud Diffusion, catalogue aérothermes électriques fixes (prix HT relevés le 2 octobre 2026)
  • Airchaud Diffusion, catalogue aérothermes gaz (prix HT relevés le 2 octobre 2026)
  • SDES, prix de l'électricité en France et dans l'UE en 2025 (juillet 2026)
  • SDES, prix du gaz naturel en France et dans l'UE en 2025 (juillet 2026)
  • SDES, prix du gaz et de l'électricité au premier semestre 2025 (novembre 2025)
  • ADEME Base Carbone, passage du PCS au PCI
  • Airchaud Diffusion, fiche aérotherme gaz naturel 60 kW (rendement 92 %)